LA BELLE ET LA BÊTE
de Jean Cocteau



a/ Récits de certaines scènes écrits en duo, associés au texte original de Mme Leprince de Beaumont .

 

Il y avait une fois un marchand qui était extrêment riche.
Il avait trois filles, Félicie, Adélaïde et Belle et un fils Ludovic dont l'ami Avenant est amoureux de Belle..
Guillaume et Hector

" Ce marchand était un homme d'esprit, il n'épargna rien pour l'éducation
de ses enfants et leur donna toutes sortes de maîtres. Ses filles étaient très belles ; mais la cadette surtout se faisait admirer et on ne l'appelait, quand elle était petite que la Belle Enfant."
*
"Et ses soeurs étaient jalouses de son nom et de leur soeur."


Mais les dettes de Ludovic ruinent la famille.
Un jour, le père doit partir chercher des marchandises et il demande à toutes ses filles ce qu'elles voulaient comme cadeau.
Alexis et César

" Les soeurs ont demandé des robes, des bijoux etc.... Mais, la Belle ne demanda qu'une rose.
- Tu ne me pries pas de t'acheter quelque chose ? lui demanda son père.
- Puisque vous avez la bonté de penser à moi, lui dit-elle, je vous prie de m'apporter une rose, car on n'en trouve point ici. "
*

En revenant, il y eut beaucoup de brouillard et il se perdit. Il fut surpris quand il vit une lumière. Il s'approcha, c'était un grand château enchanté.
Le père franchit la grille et emmena son cheval à l'écurie, puis il ouvrit la porte du château et dans le couloir, des mains tenaient des bougies .
Il vit une table, il y avait un repas, il le mangea et s'endormit.
A son réveil, il eut peur de visiter le château.
Guillaume et Hector

Il sortit, vit un jardin, cueillit une rose pour Belle., la plus sacrée des fleurs du jardin de la Bête.
Soudain ! ! ! La Bête vêtu en seigneur arriva, elle se fâcha, puis dit d'une voix terrible :
" Je vous nourris, je mets la table, je fais un feu et vous venez prendre mes roses. "
Farah et Margaux

" Vous êtes un ingrat : je vous ai sauvé la vie en vous recevant dans mon château et, pour ma peine, vous me volez mes roses que j'aime mieux que toute chose au monde : il vous faut mourir pour réparer votre faute. "*
" Monseigneur, pardonnez-moi, je ne croyais pas vous offenser en cueillant une rose pour une de mes filles.
Je ne m'appelle point Monseigneur, mais la Bête. Je n'aime pas les compliments, moi, je veux qu'on dise ce qu'on pense ; ainsi ne croyez pas me toucher par vos flatteries. Mais vous m'avez dit que vous aviez des filles. Je veux bien vous pardonner, à condition qu'une de vos filles vienne volontairement pour mourir à votre place. "
*

 

La Bête veut donc une fille en échange de la rose.
Le père rentre chez lui et apprend la triste nouvelle à ses enfants.
Il dit à ses filles qu'une fille devait aller au château.
Les deux soeurs dirent que c'est à Belle d'y aller car elle voulait une rose : " C'est elle qui ira voir cette Bête. "
Alors, Belle part là-bas.
Et chaque soir, à table, la Bête lui pose toujours la même question.
Coline, Farah et Margaux

La Bête demandait à Belle :
" Chaque soir, je vous poserai toujours la même question.
La Belle, voulez-vous être ma femme ?
- Non, la Bête. "
*

L’ami Avenant et le frère de Belle partirent sauver Belle. Ils voient un trésor. Avenant cassa la vitre pour aller chercher le trésor, mais la statue lança la flèche sur lui.
Mais la Bête commençait à mourir d’amour pour la Belle. Belle alla voir dans le jardin, elle vit la Bête en train de mourir. Elle courut vers la Bête et lui dit qu’elle l’aimait et la Bête se transforma en prince.
Et ils s’envolèrent dans les nuages. Mais si la Belle n’avait pas été amoureuse de la Bête, la Bête n’aurait pas été un prince.
Guillaume et Hector

" Vous avez oublié votre promesse !...... Je meurs content puisque j’ai plaisir de vous revoir encore une fois.
- Non, ma chère Bête, vous ne mourrez point ! lui dit la Belle. Vous vivrez pour devenir mon époux. ..... Hélas ! je croyais n’avoir que de l’amitié pour vous, mais la douleur que je sens me fait voir que je ne pourrais vivre sans vous voir.
A peine la Belle eut-elle prononcé ces paroles qu’elle vit le château brillant de lumières.
Quelle ne fut pas sa surprise ? La Bête avait disparu, et elle ne vit plus à ses pieds qu’ un prince plus beau que l’Amour.
Il épousa la Belle qui vécut avec lui fort longtemps. "
*

Extraits du livre La Belle et la Bête de Madame Leprince de Beaumont Editions Safrat - Lire c’est partir * p.5 et p.6 ; *p.13 ; *21 ; *p. 23 ; *p. 43, *56 et 61

 Diane Zarkout (PEMF)

 

 Cinéphiles 2000